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Cinéma : Avant le retour de Spider-Man, on a classé pour vous les 37 films Marvel du pire au meilleur

Jul 28, 2026  Twila Rosenbaum  11 views
Cinéma : Avant le retour de Spider-Man, on a classé pour vous les 37 films Marvel du pire au meilleur

Spider-Man: Brand New Day sort en salles le 29 juillet 2025, l'occasion de faire le bilan de 19 ans d'aventures super-héroïques. Depuis le premier Iron Man en 2008, le Marvel Cinematic Universe (MCU) a produit des dizaines de films, avec des résultats très inégaux. Voici notre classement des 37 films Marvel, du pire au meilleur.

37 – Thor: Love and Thunder

Du spectacle de kermesse aux costumes de papier crépon à la gabegie à 250 millions de dollars, il n’y a finalement qu’un pas. Il fallait bien un dernier à notre classement – ça tombe sur lui, le film de Taika Waititi relevant du je-m’en-foutisme généralisé. La légèreté de l’épisode précédent (Ragnarok) vire ici à l’opportunisme propre au Marvel de la Phase 3, au symptôme du désengagement d’un auteur qui assumera par la suite son désintérêt pour la franchise. La caméra est ici, elle aurait pu être là, les blagounettes de collégien désamorcent systématiquement les enjeux du récit, et personne ici n’a rien à faire de quoi que ce soit.

36 – Ant-Man et la Guêpe: Quantumania

Alors que les deux premiers volets s’étaient illustrés par une tonalité à la fois légère et intime, ce troisième film rate sa mutation et atteste un peu plus de “la mort de l’auteur” chez Marvel. Visuellement paresseux, il fouille dans les tiroirs de la maison (Les Gardiens de la galaxie, Thor: Love and Thunder, Doctor Strange in the Multiverse of Madness). Le film semble en guerre contre lui-même, coincé entre sa fibre familiale et l’introduction de Kang le Conquérant. Le résultat manque de charme et de vie.

35 – Captain America: Brave New World

Le scénario, pourtant bricolé par pas moins de cinq auteurs, est complètement invraisemblable. La mise en scène est d’une banalité abyssale, avec des combats longuets et répétitifs. Anthony Mackie n’a que deux expressions (“je suis sérieux” et “je suis malin”). Le film est parfois ridicule, comme les séquences avec le copain cubain geek qui résout tout en pianotant deux secondes sur un clavier.

34 – Thor: Le Monde des ténèbres

D’une scène à l’autre, le film fait le grand écart entre film catastrophe et tragédie grecque, sans parvenir à réinventer les codes. Il en résulte un film manichéen opposant de gentils blondinets à de cruels elfes noirs, avec des idées volées à Star Wars.

33 – Iron Man 2

Iron Man premier du nom s’était révélé être une surprise plaisante, grâce au ton de Jon Favreau et à l’humour subtil de Robert Downey Jr. Ce second opus a été mis en chantier avec l’obligation d’augmenter tous les enjeux, au risque de perdre le charme fragile du premier film. Le scénario porte les traces de cette précipitation, et le film perd lentement sa cohérence narrative.

32 – The Marvels

Pour apprécier chaque nouvelle production Marvel, il faut être capable d’en repérer les variations. The Marvels a le mérite de prouver qu’une aventure super-héroïque se révèle plus digeste si on lui accorde une durée raisonnable (1h45). Mais la franchise est trahie par son homogénéité et rattrapée par son abêtissement.

31 – L’Incroyable Hulk

Louis Leterrier revient aux sources du comic book et de la série télé des années 1970, délaissant toute épaisseur psychologique au profit d’une concentration exclusive sur l’action et le spectaculaire. Le film se focalise sur son flot d’effets spéciaux plutôt que sur les brillants acteurs, n’offrant pas à ses comédiens la liberté d’étoffer leurs personnages.

30 – Black Widow

Sans surprise, les enjeux sont rattrapés par la matrice Marvel. Ce baroud d’honneur synthétise les limites habituelles de la maison : antagonistes effacés, scénario pré-mâché, fan service dispensable. Le spectacle visuel trahit l’ADN du personnage, délaissant la brutalité du corps à corps au profit d’un dernier acte aérien. L’héroïne gagne en épique ce qu’elle perd en humanité.

29 – Doctor Strange in the Multiverse of Madness

Entre deux combats où seule l’équipe des effets spéciaux semble s’être donné de la peine, le film croise d’autres personnages des comics qui compliquent une intrigue absconse. Sam Raimi court après un scénario bâclé. Benedict Cumberbatch disparaît derrière un héros dépassé. Personne ne sauve le monde, ni soi-même.

28 – Ant-Man et la Guêpe

Si Ant-Man s’imposait comme le petit poucet de l’écurie Marvel, sa particularité tenait dans le high concept corporel. Dans cette suite, les réductions de taille et les jeux d’échelles sont toujours là, mais la facticité des métamorphoses plastiques manque de poids et de substance.

27 – Captain Marvel

Le jeu des références apparaît à bout de souffle, la nostalgie nineties reste inexploitée, la mise en scène est impersonnelle. Le scénario très rythmé se repose sur l’alchimie entre Brie Larson et un Samuel L. Jackson rajeuni. Le soupçon d’ambiguïté bienvenu n’est pas entretenu. On ne s’ennuie pas, mais le féminisme light méritait un film plus ambitieux.

26 – Deadpool et Wolverine

Les héros Marvel ne meurent jamais vraiment. Wolverine est mort ? Qu’à cela ne tienne, chaque univers en a un. Les bases du buddy movie sont trempées dans la sauce Marvel, avec du sang qui gicle. La cohabitation donne lieu à des combats réjouissants, mais ceux qui espéraient découvrir une nouvelle facette des personnages en seront pour leurs frais.

25 – Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux

En s’affranchissant des Avengers pour explorer d’autres contrées, ce film réussit à se démarquer et à apporter un peu de fraîcheur. Les super-pouvoirs sont anecdotiques, ce qui donne lieu à de vraies scènes de combat. Les Dix Anneaux symbolisent l’esprit tourmenté du père, incarné par le formidable Tony Leung.

24 – Les Éternels

Chloé Zhao, réalisatrice oscarisée, confronte son style à la franchise Marvel. Le résultat divise : les fans trouvent qu’elle n’en a pas fait assez, les cinéphiles lui reprochent d’avoir vendu son âme. Mais le film dégage une mélancolie rare dans les films fantastiques, malgré le sujet des super-héros créés pour veiller sur l’humanité.

23 – Spider-Man: No Way Home

Tom Holland est toujours à l’aise et le couple avec Zendaya fonctionne. Mais le film souffre de sa multitude de personnages, présentés à la chaîne. Les péripéties s’accumulent sans moments de respiration. La surenchère de rebondissements comble les fans, mais l’ensemble paraît savamment calculé au détriment de l’âme.

22 – Black Panther: Wakanda Forever

Le parti pris de ce deuxième volet est unique : des femmes noires d’une civilisation africaine sont au centre de l’attention. Malgré tout, le manque d’épaisseur de la narration et les défauts traditionnels des films Marvel sont présents : humour potache, carences dans l’écriture des personnages.

21 – Thor

La première production Marvel en 3D joue sur tous les tableaux : intrigues shakespeariennes à Asgard, comédie sur Terre. Le mélange ne fonctionne pas totalement (la partie terrienne est plus faible), mais permet au film d’éviter l’effet de trop-plein.

20 – Iron Man 3

Shane Black signe un blockbuster moderne, avec des séquences d’action inspirées et une crise existentielle du héros. Mais pour les fans, il s’éloigne trop de ses origines en malmenant la figure d’un “bad guy” historique.

19 – Les 4 Fantastiques: Premiers pas

Matt Shakman témoigne d’une sincère affection pour les comics. Visuellement, il impose un univers rétrofuturiste convaincant et cohérent. L’action est plus lisible qu’à l’accoutumée. Sans se dépêtrer de ses faiblesses systémiques, le résultat a quelque chose d’enthousiasmant.

18 – Captain America: Le Soldat de l’hiver

Le changement d’époque aurait pu faire du Captain un vestige anachronique, mais la question est traitée de façon mécanique. Le film s’apparente à une succession de scènes d’action, les passages intimistes ne faisant office que d’aires de repos.

17 – Avengers: L’Ère d’Ultron

Joss Whedon fait perdurer le ton décontracté du premier volet, tout en intégrant de nouveaux personnages. Il impose un adversaire redoutable, mais ne parvient pas à renouveler la formule. Le programme est reconduit mécaniquement, sans touche de fantaisie.

16 – Doctor Strange

Il faut tout le talent de Benedict Cumberbatch pour donner corps à ce personnage ingrat. Le choix de casting est excellent, mais le scénario est peu sophistiqué, entièrement tourné vers l’efficacité.

15 – Thunderbolts

Jake Schreier revient à l’essentiel, évacuant l’enfer du multivers. Le récit resserré raconte la naissance d’une communauté dysfonctionnelle. Pour la première fois depuis longtemps, Marvel se sert de ses limites pour produire un discours méta convaincant.

14 – Ant-Man

Ce personnage méconnu constitue un nouveau pari. Edgar Wright, crédité au scénario, fait sentir son apport par intermittences. Entre les mains de Peyton Reed, le film prend le chemin de la comédie familiale à la Disney, avec efficacité mais sans prise de risque.

13 – Les Gardiens de la galaxie Vol. 2

Concentré survolté de la formule du premier film, boosté par des effets spéciaux spectaculaires. Malgré le savoir-faire de Gunn, le rythme frénétique laisse peu de champ pour creuser la personnalité des super-héros.

12 – Black Panther

Ryan Coogler perd partiellement le contrôle dans le blockbuster marvelien. La surenchère d’action laisse peu de place à sa patte. On regrette de ne pouvoir s’enthousiasmer davantage pour ce premier vrai blockbuster de couleur, couronné d’un succès mondial.

11 – Avengers: Infinity War

L’ambition de faire du méchant le personnage central n’est pas poussée à son paroxysme. Le récit reste centré sur les super-héros. L’aboutissement à une fulgurance dramatique notable est minoré par une conclusion en points de suspension.

10 – Spider-Man: Far From Home

Conservant l’esprit teen movie avec plus d’efficacité mais moins de cœur, le film joue la carte de l’humour attendrissant. Le volet action est spectaculaire, mais n’exploite pas entièrement Jake Gyllenhaal et sacrifie la grande idée du personnage se mettant en scène.

9 – Avengers: Endgame

Le vingt-deuxième film du MCU pousse la contradiction à son paroxysme. Les notes d’humour sont souvent bien placées, les héros plus humains. Mais il hérite d’un fan service encombrant et d’une structure narrative déséquilibrée.

8 – Captain America: Civil War

Ce film bouclait avec allant la saga la plus cohérente de Marvel, évitant l’inflation gratuite. La franchise négocie au mieux avec son cahier des charges, en brodant une action lisible autour d’un enjeu finaud.

7 – Thor: Ragnarok

Taika Waititi prend à contre-pied la manière branaghienne et embrasse le grand n’importe quoi de la geste super-héroïque. Le film s’ouvre sur la mort d’Odin, puis narre la destruction d’Asgard, mais Waititi fait de Thor une figure comique. Le message est rafraîchissant.

6 – Spider-Man: Homecoming

Avec un humour léger, le film parvient à trouver un bel équilibre entre film de lycée, chronique initiatique et scènes d’action. Tom Holland est parfait dans ce rôle d’adolescent naïf. L’intrigue ne met pas en jeu la destruction imminente du monde.

5 – Iron Man

Le film étonne par la légèreté de son ton. Favreau axe son film sur la comédie, aidé par un Downey Jr. très à l’aise. Il escamote presque les scènes d’action et tire le film vers la screwball comedy hollywoodienne. Le résultat est léger et sympathique.

4 – Les Gardiens de la galaxie 3

La surprise vient de l’écriture, avec une quête d’identité chez Rocket. Le final réussit à être émouvant malgré les figures imposées. Le film existe par lui-même et mérite l’attention au-delà de la mosaïque d’histoires.

3 – Captain America: First Avenger

Marvel livre un film de guerre “serial” et rétro, confié à Joe Johnston. Évitant un modernisme mal placé, le film fait évoluer Captain America dans les années 1940, où le patriotisme prêtait moins à sourire. Le personnage y est comme un poisson dans l’eau.

2 – Avengers

Le film séduit grâce à Joss Whedon, qui comprend qu’il doit être une œuvre de pur plaisir. Animé de la même énergie que dans ses séries TV, Whedon se retrouve aux commandes d’un méga-blockbuster avec une liberté incontestée. Il fait preuve de mesure, jouant sur les joutes verbales.

1 – Les Gardiens de la galaxie

James Gunn, passé par Troma, signe l’exploit de réaliser trois des plus beaux films du MCU. Dans un contexte d’effacement des signatures, Gunn déploie un humour et une émotion qui se nourrissent l’un l’autre. Il pioche dans la pop culture sans complaisance, avec une tendresse sincère pour des personnages cabossés. Tout cet argent n’aura peut-être pas été dépensé en vain.


Source: actu.fr News


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