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Affaire Blake Lively-Justin Baldoni : un juge rejette la plupart des accusations de l’actrice

Aug 04, 2026  Twila Rosenbaum  10 views
Affaire Blake Lively-Justin Baldoni : un juge rejette la plupart des accusations de l’actrice

La bataille judiciaire entre Blake Lively et Justin Baldoni, les deux têtes d’affiche du film Jamais plus, vient de franchir une étape décisive. Un juge fédéral américain a en effet rejeté la plupart des accusations portées par l’actrice contre le réalisateur, dans le cadre d’une plainte pour harcèlement sexuel. Sur les treize chefs d’accusation retenus initialement, dix ont été écartés, notamment ceux de harcèlement et de diffamation. Trois autres, en revanche, ont été maintenus et seront examinés lors d’un procès civil prévu le 18 mai à New York.

Selon les informations diffusées par plusieurs médias américains, le juge Lewis Liman, du tribunal fédéral de Manhattan, a estimé que les accusations de harcèlement sexuel de Blake Lively contre Justin Baldoni, fondées sur le droit californien, n’étaient pas recevables. La raison invoquée est simple : le tournage de Jamais plus, où les faits reprochés se seraient produits, a eu lieu dans le New Jersey et non en Californie. Le magistrat a écrit dans sa décision qu’« aucun de ces actes ou événements ne constitue le lien substantiel avec la Californie nécessaire pour étayer les accusations de harcèlement sexuel de Lively ».

Une plainte qui remonte à 2024

Ce feuilleton judiciaire trépidant a débuté en décembre 2024, lorsque Blake Lively a officiellement porté plainte contre Justin Baldoni. L’actrice, connue pour ses rôles dans Gossip Girl ou encore The Age of Adaline, accusait son partenaire de tournage de harcèlement sexuel et d’avoir orchestré une vaste campagne de dénigrement à son encontre. Elle affirmait notamment que le réalisateur avait eu des comportements inappropriés sur le plateau, allant de remarques déplacées à des intrusions dans sa loge alors qu’elle était en tenue légère.

Le film Jamais plus, adaptation du roman à succès de Colleen Hoover, raconte l’histoire d’une femme prise dans une relation toxique et violente. Le sujet, délicat, avait déjà suscité une vive polémique lors de la sortie du long-métrage en 2024. Beaucoup avaient critiqué une présentation trop glamour des violences conjugales, tandis que des tensions entre les deux acteurs principaux avaient filtré dans la presse. Blake Lively, qui jouait le rôle de Lily Bloom, et Justin Baldoni, qui incarnait son mari violent et réalisait le film, avaient nié en public tout conflit, mais les coulisses semblent avoir été bien plus orageuses.

Les accusations jugées irrecevables

Dans sa plainte, Blake Lively soutenait que Justin Baldoni et sa société de production Wayfarer avaient mené une campagne de dénigrement sophistiquée contre elle. Elle affirmait que ses équipes avaient manipulé les réseaux sociaux, utilisé des journalistes complaisants et diffusé des informations biaisées afin de ternir son image dans les médias. Ces accusations de diffamation ont été rejetées par le juge, tout comme celles de harcèlement fondées sur le droit californien.

Le magistrat a également considéré que Blake Lively ne pouvait pas porter certaines accusations de harcèlement et de représailles au motif qu’elle était une travailleuse indépendante et non une employée du studio. Cette distinction juridique est cruciale dans le droit du travail américain, car elle limite la portée des protections offertes par les lois anti-discrimination et anti-représailles. L’équipe juridique de l’actrice a immédiatement réagi, par la voix de Sigrid McCawley, qui a déclaré que ces accusations avaient été abandonnées « non pas parce que les accusés n’avaient rien fait de mal », mais en raison d’un « vice de forme ».

Les trois chefs d’accusation maintenus

Malgré ce revers partiel, tout n’est pas perdu pour Blake Lively. Le juge Lewis Liman a en effet maintenu trois chefs d’accusation contre Justin Baldoni : rupture de contrat, représailles et complicité de représailles. Selon la décision, certains comportements du réalisateur « ont sans doute franchi la limite », une formulation qui laisse entendre que la justice estime qu’il existe des éléments suffisants pour poursuivre l’examen de l’affaire sur ces points spécifiques.

Ces trois chefs d’accusation seront donc jugés au civil à New York le 18 mai prochain. Cette date marquera une nouvelle étape dans une procédure qui s’annonce encore longue et complexe. Les avocats des deux parties devront notamment éclaircir la nature exacte des relations contractuelles entre les deux acteurs et la société de production, ainsi que les éventuelles manœuvres de représailles après les premières accusations de Blake Lively.

Le volet de la contre-plainte de Justin Baldoni

Parallèlement à la plainte de Blake Lively, Justin Baldoni a également porté plainte contre elle. À l’automne 2025, il a déposé une contre-plainte réclamant 400 millions de dollars de dommages et intérêts, accusant l’actrice d’extorsion, de diffamation et d’atteinte à la vie privée. Cette demande a été rejetée par un juge l’année dernière, une décision qui constitue une victoire pour Blake Lively sur le plan procédural, mais qui n’a pas mis un terme à la guerre juridique entre les deux camps.

En effet, Justin Baldoni a toujours fermement nié les accusations portées contre lui. Il affirme que sa relation avec Blake Lively sur le plateau était professionnelle et que les allégations de harcèlement sont infondées. Ses avocats ont également accusé l’actrice d’avoir tenté de prendre le contrôle de la production du film et d’avoir imposé des modifications de scénario qui n’étaient pas prévues au contrat. Ces éléments seront sans doute abordés lors du procès de mai prochain, où les deux parties devront fournir des preuves et témoigner.

Les implications pour le cinéma hollywoodien

Cette affaire dépasse largement le cadre des relations personnelles entre deux acteurs. Elle soulève des questions cruciales sur les conditions de travail dans l’industrie du cinéma, notamment en ce qui concerne le harcèlement sexuel et les mécanismes de représailles. Depuis le mouvement MeToo, les productions hollywoodiennes sont de plus en plus scrutées, et les plaintes comme celle de Blake Lively sont suivies de près par les professionnels du secteur.

La décision du juge, qui s’appuie sur des considérations juridiques strictes, pourrait également avoir des répercussions sur la manière dont les futures plaintes de ce type sont examinées. La question de la juridiction compétente, notamment lorsque les tournages sont réalisés dans des États différents, est un enjeu majeur. De même, la distinction entre un employé et un travailleur indépendant, centrale dans le droit du travail américain, pourrait être réexaminée à l’aune de cette affaire.

Pour les fans du film Jamais plus, cette bataille judiciaire éclipse quelque peu le message du long-métrage. En adaptant le roman de Colleen Hoover, Justin Baldoni et Blake Lively avaient espéré sensibiliser le public aux violences domestiques. Aujourd’hui, c’est leur affrontement personnel qui occupe le devant de la scène, suscitant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans la presse internationale.

Reste à savoir si les trois chefs d’accusation maintenus permettront à Blake Lively de faire éclater la vérité, ou si Justin Baldoni sortira finalement vainqueur de ce duel judiciaire. Une chose est sûre : le procès du 18 mai sera suivi avec une attention extrême, tant par les médias que par le grand public.


Source: leparisien.fr News


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